Eléments de biographie




André Marchal à l'orgue de St Germain des Prés (photo Hennebains, 1935)

 -Vue de profil -
 

















Au clavier de Saint-Eustache, vue de profil
pendant l'exécution d'une oeuvre.
- Paris dans les années 1950 -

 



En 1974, chez lui au 22, rue Duroc avec sa fille, Madame Englert.




Villa Guereza, Hendaye-plage, vers 1936

André Marchal est né le 6 février 1894 à Paris, son père Eugène Marchal était ingénieur. Le jeune André entra à l’Institut National des jeunes aveugles en 1903. Il sera l’élève de deux disciples de Franck : Adolphe  Marty  pour l’orgue et Albert  Mahaut  pour l’harmonie.
A 15 ans , son père l’emmena écouter Widor à St. Sulpice.

En 1911, il est admis au Conservatoire de Paris  dans la classe d’orgue d’Eugène Gigout, organiste de St.Augustin , qu’il va  suppléer fréquemment . Il obtient le premier prix d’orgue et d’improvisation en 1913.  Il commence à enseigner à l’Institut national des jeunes aveugles, à remplacer son maître au Conservatoire et à donner ses premiers récitals de piano, instrument qu’il a travaillé avec un pédagogue renommé : Paul Braud.

En 1915 , il a 21 ans , à la mort brutale d’ Augustin  Barié, il devient organiste titulaire de St. Germain des prés ; deux ans plus tard il obtient son prix d’excellence de fugue et de contrepoint dans la classe de Georges Caussade. Il est condisciple d’Arthur Honegger.

Il épouse en 1919 Suzanne Greuet, professeur de piano et d’harmonie à l’Institut des jeunes aveugles. De cette union naîtra Jacqueline Marchal qui deviendra l’épouse d’un élève de son père : le compositeur Giuseppe Englert. L’année de son mariage, André Marchal est nommé professeur d’orgue, d’improvisation et d’harmonie dans  cet établissement , poste qu’il occupera jusqu’en 1959.  Le jeune couple s’installe 22 rue Duroc où  Gutschenritter édifiera un orgue mécanique de 8 jeux sur 2 claviers et pédalier. En 1919, il donne son premier concert public à la basilique de la Sainte Trinité de Cherbourg invité par son ami Paul Allix.

En 1921 et 1922, trois rencontres furent décisives pour le jeune artiste : celles du facteur d’orgues Victor Gonzalez , du musicologue Norbert Dufourcq et de l’illustre organiste et compositeur Louis Vierne qui lui demanda de jouer, en première audition , sa quatrième symphonie le 24 janvier 1923 au Conservatoire de Paris.

Pendant le premier trimestre de 1925, Marchal  se produit au cours d’une première série de  concerts publics à Paris, salle Gaveau.  Deux ans plus tard  commence sa  carrière de concertiste international (traité dans le paragraphe suivant). Le  nombre de ses concerts est impressionnant (16 en 1930 ; 17 en 1935 ; 37 en 1938 ; 41 en 1947 ; 47 en 1949)

Il est nommé, en 1933, membre de la Commission des monuments historiques pour la restauration des orgues, au ministère des beaux-arts

En 1935, il acquiert la villa Guereza à Hendaye-plage, où il fait installer , par Victor Gonzalez , l’orgue « Jean Sébastien »et où affluent de nombreux jeunes organistes et amis.

Pendant les années d’occupation , il  se produit dans de nombreuses villes de France  notamment pour les Jeunesses musicales de France, et donne au palais de Chaillot (1942 - 1943) une série de concerts, commentés par Norbert Dufourcq, ayant pour thème les grandes formes de la musique d’orgue.

En 1945-1946, y feront suite sur ce même instrument dix récitals Bach mémorables.

Il est  nommé en 1945 titulaire du grand orgue de Saint –Eustache, succédant ainsi à Joseph Bonnet.

En 1950, il consacre à J.S. Bach dix nouveaux récitals  au palais de Chaillot, pour le deux centième anniversaire de la mort du compositeur, tous commentés par Norbert Dufourcq.

1953 et 1954 verront l’agrandissement par Victor Gonzalez de l’ orgue de salon de la rue Duroc qui s’enrichit d’un troisième clavier et comptera 31 registres.

De 1954 à 1960 il participe au festivals d’été de Saint Maximin la Sainte Baume (Var) qui attireront chaque année l’attention sur le magnifique orgue historique.

En 1955 il donne au Festival de  Strasbourg un récital  en l’honneur du Dr. Schweitzer pour ses 80 ans.

Il est promu officier de la Légion d’honneur en 1960. A la demande de Nadia Boulanger, il est nommé professeur d’orgue au conservatoire Américain de Fontainebleau.

A la suite d’une lamentable affaire, André Marchal démissionne en 1963, de Saint Eustache (Pendant une de ses tournée aux Etats Unis, la restauration du grand orgue avait été confiée à un organier sans  demander l’avis du titulaire).La grande presse relate le scandale.

En 1965 , il est nommé officier des Arts et des lettres

En 1966 : décès de Madame André  Marchal

Il est élu en 1974 Président d’honneur de l’Association des Amis de l’orgue. Il inaugure en 1975 l’orgue restauré des Couperin (Saint Gervais) .

Il consacre à César Franck son récital du 6 juillet 1979 à Saint Sernin de Toulouse  et à François Couperin son dernier récital donné le 26 au Conservatoire de Fontainebleau

Il s’éteint le 27 août 1980 à Saint- Jean- de- Luz. Il est inhumé à Hendaye.

On ne peut citer  ses innombrables concerts en France, qu’il s’agisse de récitals, ou de concerts avec orchestre. Sans doute, par la foule qu’ils attirèrent, par la ferveur avec laquelle ils furent suivis, par leur ambition  et leur ampleur générales, les concerts du palais de Chaillot restent-ils une des manifestations artistiques les plus remarquables du maître. Ils   n’ont jamais eu leur égal en France.

"Elle n'était pas entourée d'immeubles."



En famille sous la pergola de Guereza.
Hendaye, 1937

 



André Marchal chez Pierre Avot,
assis dans un fautueil
Saint-Omer, 1950
(Photo X Coll. part.)

 



Buste en trois-quarts, grandeur nature,
par Vassos Phalireas. Bronze, 1933
(photo M.Vaux)

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